LE KRAMA

 

Beaucoup de voyageurs, de leur retour du Cambodge, gardent l’image d’un pays accueillant et d’une population dont la gentillesse et le sourire sont renommés au-delà des frontières. Mais une autre image s’impose aussi aux visiteurs : celle des foulards portés par beaucoup d’habitants et que l’on appelle les kramas. Ces foulards sont présents partout, véritable symbole du pays, car ils font partie de l’histoire du Cambodge et de l’héritage transmis aux nouvelles générations.

 

FABRICATION DU KRAMA

 

À l’origine, le krama était un tissu que les Khmers tissaient eux-mêmes. Ils ramassaient le coton (samley) qu’ils filaient ensuite, avant de le laisser tremper pendant 2 ou 3 jours dans du riz. Puis, ils teintaient une partie des fils en rouge avant de commencer le tissage. Les riches, eux, préféraient utiliser la soie, car le tissu restait frais l’été, mais aussi pour marquer leur différence avec les paysans. Le krama témoignait ainsi du statut de son propriétaire.

 

UTILISATION DU KRAMA

 

Le krama traditionnel, à petits carreaux blancs et rouges, ou blancs et bleus, se décline de nos jours dans une multitude de coloris. Hommes, femmes et enfants le portent, dans tous les milieux, et son utilité dans la vie quotidienne lui donne toute sa valeur de symbole. Ses usages sont multiples : couvre-chef pour se protéger du soleil, tenue de bain, ceinture,… Robuste, il se transforme même en siège supplémentaire de bicyclette pour un bébé, une fois noué aux deux poignées du guidon !

Mais, bien sûr, les Khmers voient d’abord dans le Krama une façon de transmettre un héritage, en affirmant leur appartenance à leur pays. Plus qu’un foulard, il est le symbole de tout le peuple Khmer dont le courage et la dignité lui ont permis de surmonter les nombreuses épreuves qu’il a traversées. Ce rectangle de tissu a accompagné les Khmers tout au long de leur histoire, depuis des siècles.

Dévoué jusqu’au bout, le Krama représente à lui seul beaucoup de valeurs auxquelles sont très attachées les Khmers. Aujourd’hui, le pays amorce la reconstruction de sa société. La jeune génération se voit donc remettre en héritage ce foulard et l’état d’esprit qu’il incarne.

Le pays évolue et ces foulards incarnent à présent la volonté d’un peuple de s’ouvrir au reste du monde, en conservant ses propres valeurs… et sans bien sûr perdre son sourire !

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