PCHUM BEN – La fête des ancêtres

Pchum Ben est une fête religieuse très populaire, la plus célébrée du calendrier khmer.

Cette coutume remonterait à l’Antiquité, quand les Cambodgiens convertis au Brahmanisme croyaient qu’après la mort, l’Âtman, l’âme de chaque personne, ne pouvait passer d’un corps à un autre si elle était imprégnée d’actes malsains ou de souillures.
L’expiation et donc la délivrance de leur âme ne pouvaient être d’atteintes que par la pratique du yoga ou du Tapas qui permet à l’âme de rejoindre le Dieu suprême Brahmâ.

Aujourd’hui, les Cambodgiens continuent de croire que même si la plupart des créatures terrestres se réincarnent à leur mort, certaines âmes, à cause de leur mauvais Karma, ne renaissent pas et restent prisonnières du monde des esprits.
Toutefois, chaque année, Yama, le Dieu des Enfers les libère pendant quinze jours, pour qu’ils puissent rechercher leurs parents encore en vie, méditer et se repentir de leurs fautes.

Le dernier jour de cette période est consacré par les vivants à se souvenir de leurs défunts et à offrir de la nourriture à ceux qui restent dans le monde des esprits. Car la croyance veut que, si les âmes des personnes décédées ne voient pas leurs familles faire des offrandes dans un Wat (temple), l’âme sera damnée et reviendra importuner la famille pendant l’année.

C’est surtout l’occasion de se rappeler les parents et les amis décédés, et d’exprimer ses respects à ceux encore vivants. Pour cet événement, les membres de la famille se rassemblent chez les parents, dans le village natal, et se rendent dans les temples bouddhistes.

L’origine du mot Pchum Ben, serait une contraction des termes Prachum (« se réunir ») et Benda (« faire des offrandes ») le second provenant du mot sanscrit Binda et désigne aussi ces boulettes de riz qu’on offre après un décès aux mânes (Dieu des âmes) pour la création de leur corps spirituel.

Cette année Pchum Ben aura lieu du 19 septembre au 21 octobre 2017

spécialités culinaires de Pchum Ben – Ânsam អន្សម – (gâteaux de riz glutineux fourrés)

Au Cambodge, ces gâteaux sont de forme cylindrique, plus ou moins gros et plus ou moins allongés, en fonction de la région où ils sont confectionnés et de la nature de leur farce.
Il existe des versions salées (au porc), et des versions sucrées (à la banane ou aux haricots écrasés et lentement cuits dans un mélange de sucre blanc et de sucre roux).

Les « ânsâm » au porc, coupés en rondelles épaisses d’un centimètre à 1,5 cm environ, préalablement débarrassés de leur gangue de feuilles de bananier, peuvent être dégustés tels que, froids, ou bien être frits ou revenus à la poêle et dévorés enveloppés dans des feuilles de laitue, accompagnés de concombre et d’une profusion d’herbes aromatiques.

Les « ânsâm » sucrés, à la banane (on utilise en général la variété de banane appelée « namva », petite banane jaune assez sucrée) ou aux haricots, sont simplement coupés en rondelles et dégustés tels quels, froids ou tièdes.

À PROPOS de moi

Circuit autour du Cambodge

Circuit découverte de Kampot

Histoire et légendes du Bokor

Parc National Bokor

Cours de cuisine chez l’habitant

Pin It on Pinterest