La pêche au Cambodge

1ère partie – La pêche familiale

Les eaux douces du Cambodge sont particulièrement poissonneuses et les Cambodgiens sont grands consommateurs de poissons et de leurs dérivés. Localement et traditionnellement, ces derniers sont mangés à l’état frais ou en conserves comme pour les poissons que l’on retrouvera séchés, fumés ou salés.

Cette pêche est une pêche d’autoconsommation dont les pratiques diffèrent les unes des autres selon le milieu aquatique. Au Cambodge, ce seront des rivières pluviales (hautes et moyennes terrasses), des arrières-berges, des mangroves (fluviales et côtières) ainsi que des pourtours de lacs dans lesquels ces différents modes de pêche pourront être observés.

LA PÊCHE AU CAMBODGE – Techniques de la pêche familiale

A Kampot, on retrouve une pêche fluviale et une pêche de rizières pluviales. Les techniques qui y sont employées sont multiples : utilisation du carrelet au filet d’épervier, de la nasse à la main, de filets – « days » – tendus dans les cours d’eau, de lignes à l’épuisette, de ligne dormante, de ligne à la main, de harpons, de tramails à la main, de tramails tressés, de trubles, de haveneaux, de paniers d’osier renversés « angrouth », etc.

Ces techniques montrent toute l’ingéniosité employée par ces hommes, ces femmes et ces enfants pêcheurs.

En ce moment, autour de chez moi, la pêche en rizière bat son plein ! C’est la période où les parcelles de riz regorgent d’une faune piscicole qui réapparaît chaque année à la saison des pluies. On trouvera de gros poissons ayant passé la saison sèche terrés sous des masses d’argile et qui peuvent enfin remonter à la surface. Ou encore des multitudes de poissons adaptés à respirer et à se déplacer en surface du sol gorgé d’eau pour rejoindre rizières, lacs et étangs plus loin. Sans oublier les crabes de rizière (« kdam Srae » – ក្ដាមស្រែ – en khmer) qui font les sorties familiales du voisinage.

Pêche du crabe de rizière en famille

Pêche du crabe de rizière en famille

Depuis des millénaires, avec les petits poissons et les minuscules escargots, les crabes de rizière ont constitué une importante source de protéine pour les paysans pauvres. À la campagne, les enfants commencent à les attraper dès l’âge de six ou sept ans. Il faut parfois enfoncer le bras dans la boue jusqu’à l’épaule ou dans les trous que font les crabes et qui peuvent aussi cacher des serpents. Malheureusement, les crabes se font plus rares à cause des pesticides répandus dans les rizières.

Kdam Srae - crabe de rizière

Kdam Srae – crabe de rizière

C’est ainsi que l’on voit adultes, vieillards et enfants de tous âges se retrouver dans la joie et la bonne humeur, à chasser ces délicieux crabes à la main. Ce fameux « Kdam Srae » dont on oublie de faire état du fait de son célèbre cousin de la mer de Chine, le fameux crabe de Kep ! Et pourtant… C’est le moment ou jamais car après ce ne sera plus la bonne période pour goûter à la « soupe aigre aux crabes de rizière » (« Samla mchur kdam srae” សម្លម្ជូរក្ដាមស្រែ en khmer) que je vous invite à découvrir par ce lien :

https://sinogastronomie.wordpress.com/2012/05/21/pour-le-plaisir-80-soupe-aigre-aux-crabes-de-riziere

En attendant, profitez de cette saison pour observer tout autour de vous, lors de vos escapades aux alentours de  Kampot, ces « petits pêcheurs » que vous apercevrez dans les rizières, aux abords d’étangs ou bien encore sur la Teuk Chhou. Et plus précisément dans ses mangroves. Je vous conseille de vous y rendre en canoë ou bien en encore en paddle board pour mieux vous plonger dans ce milieu exceptionnel.

À PROPOS de moi

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